Mes qualités et mes défauts.
Par Elisa le lundi 24 mars 2008, 20:05 - Espace recruteurs - Lien permanent

Pour me connaître un peu plus je vais vous présenter en quelques lignes mes qualités et mes défauts. Et tenter de répondre à La question récurrente des entretiens.
Autant vous le dire de suite je vais jouer franc-jeu alors je ne vous ferai pas l’affront de vous donner des formules banales ou des pirouettes du genre : « Mes défauts sont les excès de mes qualités.... » ou encore « J’ai les défauts de mes qualités et les qualités de mes défauts. ». Je ne vous citerai pas non plus les « basiques » (tenace, timide, têtue, rigoureuse ou perfectionniste), car l’exercice serait trop facile et sans grand intérêt.
Après tout, le but premier de cette question lors d’un entretien n’est il pas de connaître les points faibles et les points forts du candidat et la perception qu’il a de sa propre personnalité ?
Ci-dessous, donc, les principaux traits de mon caractère, la façon dont je me perçois, mais aussi ce que mon entourage personnel ou professionnel pense de moi.
Côté qualités :
En règle générale, sociable, positive, curieuse, imaginative, dotée d'un bon esprit de synthèse, franche, convaincante, capable de rebondir et pourvue d'un bon sens de l'humour. Je sais aussi ce que je veux et vice-versa.

Côté défauts :
Je peux me montrer susceptible, impulsive, un brin râleuse, intransigeante, intolérante et dépensière. J’ai tendance à m’ennuyer rapidement (d’où ma curiosité). Je mets du temps à faire confiance, je suis assez méfiante.
Alors vous me direz sociable et intolérante ? Ou encore positive et méfiante ? Cela semble contradictoire ! Ben oui ! C’est là toute la complexité de l’individu. Euh là, je ne parle pas de moi mais de l’être humain en général !
Pour finir, les résultats d’un test de personnalité :
« Vous êtes extraverti à 47 % et introverti à 53 %.
Sans ordre d'importance, vous êtes profond et réfléchi, vous réfléchissez avant d'agir, et vous savez communiquer vos connaissances. Vous êtes également créatif, vous savez voir le beau, vous êtes intuitif et votre inspiration vient de l'intérieur. Enfin vous êtes attentionné et à l'écoute des personnes, vous prenez en compte les nécessités d'autrui avant de mettre en place les objectifs définis. »
Et mes défauts dans tout ça ? Cela aurait peut être été intéressant de les avoir…
Commentaires
Bonjour Elisa
Bravo pour votre franchise et cette belle connaissance de vous-même.
Mais une question : le but premier de cette question lors d’un entretien est-il vraiment de "connaître le talon d’Achille du candidat, ses points faibles et la perception qu’il a de sa propre personnalité ?"
Ne s'agit-il pas surtout de savoir comment le candidat se présente, ce qu'il dit de lui et comment il le dit (par rapport au poste, bien entendu - pas besoin de savoir si le candidat au poste de responsable de la communication est gourmand, par exemple) ? Si vous exposez un défaut, le mieux n'est-il pas de montrer comment vous y faites face, ce que vous en faites, ce que vous avez éventuellement développé comme qualité pour ne pas être destabilisé par ce défaut ou même comment vous utilisez ce défaut pour en faire une force, etc. ?
Et quand vous exposez vos défauts et qualités, ne vaut-il pas mieux donner une liste succinte et pour chacun un exemple en situation professionnelle ? Ce sera plus utile et cela montrera vraiment votre personnalité.
Bonne journée et bien cordialement.
Emmanuel Bourceret
@ Bonjour Emmanuel,
Tout d'abord merci pour votre participation et toutes vos questions.
Pour y répondre :
- Savoir comment le candidat se présente revient, je trouve, à connaître la perception qu'il a de sa propre personnalité.
Mais c'est aussi une question de point de vue. Et comme je le dis sur un autre billet, chaque recruteur est différent et a des attentes différentes face à cette question.
- Pour répondre à l'autre question à savoir "Si vous exposez un défaut, le mieux n'est-il pas de montrer comment vous y faites face, ce que vous en faites, ce que vous avez éventuellement développé comme qualité pour ne pas être destabilisé par ce défaut ou même comment vous utilisez ce défaut pour en faire une force, etc. ?"
je vous propose d'aller lire, si ce n'est déjà fait, mon billet intitulé "qu'en pensez vous?". Pour moi, le fait de se justifier revient à ne pas assumer pleinement.
Par contre cela peut faire l'objet d'une réponse à une question suivante après l'énonciation des défauts.
Cependant, et je suis d'accord avec vous, il est vrai qu'il est intéressant d'expliquer et de mettre en situation professionnelle ses défauts mais aussi ses qualités. Mais pour moi pas en réponse à la question "Citez moi 3 (ou plus) qualités et 3 (ou plus) défauts"
Et pour suivre votre conseil je vais rajouter des explications sur mes Q/D en mise en situation professionnelles sur le billet "Qualités et défauts : explications".
Merci encore pour ce commentaire fort pertinent !
Bien cordialement
Elisa
Elisa,
Je trouve personnellement l'exercice de décryptage des qualités et défauts un brin convenu et pour tout dire assez inutile.
En fait, c'est pendant l'entretien, et même avant (ce qui décide de contacter la personne), à la lecture du courrier, ou même entre les lignes du CV, qu'on se fait une idée d'à qui on a affaire.
Ce qui compte, c'est le cursus, et la personnalité, le caractère, sont un plus qui vous permettent de vous en sortir et aussi d'évoluer, tout comme de rassurer votre interlocuteur sur vos capacités (d'adaptation par ex.) et votre potentiel surtout (un poste évolue avec son titulaire).
Les situations en entreprise sont complexes et donc peu prédictibles, comme me l'a un jour confié un DRH chez qui on m'avait envoyé après m'avoir embauché (!) : "A part détecter si vous êtes un fou furieux en moins de 45 minutes, je ne vois pas ce que je pourrais apporter de plus, vu que les opérationnels ont décidé que vous étiez la bonne compétence qu'ils recherchaient assidument !".
C'est que la personnalité, le caractère sont la source de votre parcours (avec la chance et les conditions économiques bien sûr).
Comme me l'a confié ce DRH (on est devenus amis...), à moins que vous ne présentiez des défauts que je qualifierai de pathologiques (susceptibilité maladive, méfiance tournant à la paranoïa, etc.) vos défauts sont tout à fait acceptables s'ils restent de l'ordre du normal, dirais-je.
D'ailleurs, suivant le contexte, un défaut pourra être une qualité ou vis-versa : être tenace et même opiniatre face à un client, fournisseur ou collaborateur difficile est une qualité très recherchée ; se montrer têtue pour imposer ses vues, alors que vous avez justement raison contre tout le monde (cela arrive, malheureusement) pourra être mal perçu, alors que vous avez juste raison un peu trop tôt...
Après coup (cela m'arrive souvent), on vous remercie car, aussitôt que la réalité vous donnera raison, on comprendra que vous étiez juste plus intuitive que la moyenne et avez perçu des éléments qui ont échappé aux autres, du coup, on vous écoutera plus facilement la fois suivante.
Plus vous trancherez sur la normalité, plus on vous trouvera de défauts, au moins celui d'être différente ! Trop de qualités peuvent d'ailleurs nuire dans certains milieux très ternes (mieux vaut alors les fuir, sauf si on est masochiste).
Maintenant, si vos qualités/défauts (c'est un peu la même chose, juste une question de point de vue) sont tranchés et évidents, il faudra choisir une spécialité ou un terrain d'activité qui en a besoin et les valorise à leur juste valeur.
Par exemple, je suis personnellement très critique. On m'a reproché souvent de donner mon avis même quand on ne me le demandait pas. Je l'ai assumé, ai décidé de ne pas le combattre et d'en faire plutôt un atout.
De ne pas tenter de changer ma nature (le naturel reviendrait au galop), de ne pas me suradapter, mais plutôt d'en faire un facteur de réussite, par différenciation (ce qui est rare est cher...).
Et maintenant je le vends comme un plus : je réalise des audits !
Si certaines réalités ne vous conviennent pas, s'adapter n'est qu'une solution court terme à mettre en oeuvre en en connaissant les limites (la frustration inévitable à plus ou moins longue échéance).
Il vaut mieux privilégier le long terme et se préparer à changer de réalité, car elles sont très nombreuses et plus ouvertes qu'on ne veut nous le faire croire Certaines professions sont plus accessibles que la société dominante et diplomante ne voudrait le faire croire pour verrouiller les débouchés et les réserver à des castes auto reproductrices (étant quasi autodidacte, j'en sais quelque chose).
Un défaut rédhibitoire comme le mien (un esprit critique surdéveloppé) peut devenir une bénédiction pour votre carrière, si vous savez l'isoler, le caractériser et l'analyser et le retourner comme un gant.
De plus, si votre défaut devient une qualité, vous serez mieux dans vos baskets, car mieux acceptée et mieux payée en plus (une forme de reconnaissance sociale tangible et appréciable).
Si ce sujet vous intéresse, on peut en discuter, car les retombées sont parfois surprenantes, tant on exploite souvent mal ses différences qui sont souvent des richesses inexploitées : l'inadaptation se révèle être un fabuleux champ d'analyse et un superbe levier de réussite pour ceux qui savent s'en saisir...
Philippe